Quelle puissance de pompe à chaleur pour votre piscine ?
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La bonne puissance est la plus petite qui tient votre température presque tous les jours et réchauffe le bassin en quelques jours à l’ouverture. Elle dépend surtout de la surface d’eau, de la couverture et du climat local, bien plus que du seul volume.
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Les fabricants donnent deux puissances : l’une mesurée avec un air à 26 °C, l’autre avec un air à 15 °C, l’eau étant à 26 °C dans les deux cas. La première est toujours la plus élevée, et c’est souvent elle qui figure dans le nom du produit.
Exemple réel : la fiche de la Poolex Articline Fi annonce jusqu’à 21,42 kW à air 26 °C, mais 15,92 kW à air 15 °C. Au printemps et en septembre, les matinées sont plus proches de 15 °C que de 26 °C : c’est la puissance à 15 °C qu’il faut comparer. Le simulateur raisonne toujours avec elle.
Pourquoi le volume ne suffit pas
Une piscine perd sa chaleur par sa surface : évaporation, contact avec l’air, rayonnement vers le ciel la nuit. Deux bassins de même volume, l’un profond et compact, l’autre large et peu profond, n’ont donc pas les mêmes besoins. Le volume, lui, fixe l’inertie : la quantité d’énergie à apporter pour monter l’eau en température.
Cette énergie se calcule exactement : il faut 1,163 kWh pour réchauffer 1 m³ d’eau de 1 °C.
| Volume | +1 °C | +5 °C | +10 °C |
|---|---|---|---|
| 10 m³ (hors-sol) | 12 kWh | 58 kWh | 116 kWh |
| 25 m³ | 29 kWh | 145 kWh | 291 kWh |
| 48 m³ (8 × 4 m) | 56 kWh | 279 kWh | 558 kWh |
| 75 m³ (10 × 5 m) | 87 kWh | 436 kWh | 872 kWh |
Pour un bassin de 48 m³ qui passe de 18 à 27 °C à l’ouverture, il faut environ 500 kWh de chaleur. Une pompe de 9 kW les fournit en 56 heures de fonctionnement à pleine puissance, soit au moins cinq journées de 11 heures, pertes non comptées. C’est cette mise en température, plus que l’entretien de la température en plein été, qui pousse vers une puissance plus élevée.
Ce qui fait varier le résultat
- La couverture la nuit : sans elle, l’évaporation nocturne peut effacer une partie de ce que la pompe a apporté dans la journée.
- La date d’ouverture : ouvrir le 1er mai plutôt que le 1er juin demande une pompe nettement plus puissante dans le nord de la France.
- La température voulue : chaque degré de plus augmente les pertes, surtout par évaporation.
- Le vent : un bassin exposé perd davantage qu’un bassin abrité par une haie ou un mur.
Prendre plus gros « par sécurité » ?
Au-delà de la puissance nécessaire, une pompe plus grosse réchauffe plus vite à l’ouverture mais ne tient pas mieux la température en été. Le coût de la saison bouge peu ; le prix d’achat, lui, augmente. Une pompe inverter supporte mieux un léger surdimensionnement, car elle ralentit quand le besoin baisse.
Le simulateur retient la plus petite taille courante qui tient la consigne à 1 °C près au moins 90 % des jours et l’atteint en cinq jours au plus après l’ouverture, puis affiche les tailles voisines pour comparer.